Focus Spécial

Entretien avec Davide Franceschiello, fondateur du Respect Cosenza Club

Salut Davide, c’est un grand plaisir de pouvoir échanger avec toi sur le Cosenza Calcio, et plus particulièrement sur le fanclub du Cosenza Calcio que tu as contribué à fonder en 2019 : le Respect Cosenza Club, dont l’objectif principal est d’unir les fans de plusieurs pays d’origine autour d’une passion et d’une identification avec le club de football de la ville de Cosenza, dans le sud de l’Italie.

Pour nos lecteurs, je voudrais dire que l’on augure que ce club fasse des pas dans la direction d’une meilleure intégration des supporters avec le club de football et de celui-ci avec l’environnement particulier qu’est Cosenza dans le panorama italien actuel. On espère qu’il y ait des initiatives de la part de la direction du club dans le sens d’une ouverture à l’associationnisme sportif comme type de gestion du club, et qu’il s’engage à promouvoir les nombreuses réalisations de la part des supporters qui nous rappelleraient sans aucun doute le travail effectué depuis des décennies à Hambourg, du côté de Sankt Pauli, point qui nous intéresse particulièrement.

Parmi les réalisations de la scène des fans cosentini, il y a aussi la tienne, et de tes autres collègues originaires d’autres pays représentés à Cosenza : le Respect Cosenza Club, le premier fanclub qui affirme résolument sa multiethnicité. Nous aimerions en savoir plus sur ce club de football et donner la parole à l’un de ses supporters qui est à l’origine de ce fanclub différent dans une Italie contemporaine qui résiste à la vague post-fasciste.

Je te pose donc la première question qui peut intéresser nos lecteurs :

Quelle est ta lecture, en tant que sociologue et journaliste, de la situation actuelle des clubs de football en Italie en termes de gestion associative, d’intégration des supporters à la vie et à la politique interne de ces clubs ? En quel sens peut-on considérer que le Cosenza Calcio est une réalité qui s’est lancée dans un parcours sans précédent ou, du moins, pas très habituel en Italie ?

Il est difficile de répondre, en toute connaissance de cause, à la première question. Précisément parce que je suis sociologue, je ne peux pas donner une réponse approximative, mais il faudrait connaître de très près chaque réalité ou une bonne partie d’entre elles pour exprimer une opinion fondée. D’une manière générale, je ne connais pas d’exemples frappants d’intégration et de participation active des supporters dans leurs clubs, même et surtout avec le Cosenza Calcio. Au contraire, aujourd’hui plus que jamais, le clivage entre les groupes organisés de supporters et le club de Viale Magna Grecia est clair, surtout avec les groupes ultras, même si avec des interprétations différentes entre les deux courbes. Il faut préciser que les relations sont très conditionnées par les résultats de l’équipe, mais fondamentalement, à l’exception de quelques événements ponctuels, il y a une certaine froideur dans les relations même avec le Centro Coordinamento Club et l’association Cosenza nel Cuore, qui sont les deux autres grands groupes de supporters de la ville. Les ultras ont toujours constitué un monde à part, parfaitement distinct et indépendant de toute forme de relation avec le club actuel, mais aussi avec les précédents ; le Centro Coordinamento Club s’est toujours plaint, à l’égard de la société du président Guarascio, du manque d’implication dans les activités du club en faveur de ses membres et des supporters en général, alors que dans le passé il a agi en étroite collaboration avec la société de l’ancien président Pagliuso ; l’association Cosenza nel Cuore s’est toujours efforcée de proposer des initiatives de supporters trust et d’actionnariat populaire, trouvant également un refus clair de la part de la propriété actuelle. En substance, on peut dire que ce sont les supporters qui stimulent des formes nouvelles et participatives de gestion associative, ne trouvant pas beaucoup d’enthousiasme de la part de l’autre partie et finissant par développer des initiatives par eux-mêmes. Une question complètement différente concerne certaines organisations bénévoles qui, moins liées à la conjoncture des résultats du football, mais plus enclines à développer des partenariats fonctionnels à la promotion de leurs propres initiatives socialement utiles, ont trouvé dans le club actuel plus de disponibilité.

Le Respect Cosenza Club est né peu de temps avant l’apparition de la pandémie mais, néanmoins, il a déjà de beaux moments à son actif avec des rencontres au stade Marulla. Comment vous est venue l’idée de ce fanclub qui, en plus d’affirmer la multiethnicité, vise à l’intégration par le biais d’un partage l’identification avec la ville et son équipe de football ?

L’idée est née de la simple observation d’une réalité fortement caractérisée par des sentiments de solidarité et des initiatives d’accueil envers des personnes dans le besoin qui, parfaitement intégrées dans la société de Cosenza, trouvaient facile de montrer leur appartenance à la ville en encourageant l’équipe locale. Le football est universel et a servi de ciment entre des groupes sociaux de cultures différentes. L’idée est devenue réalité lorsque, le 12 septembre 2019, avec d’autres amis supporters (Ahmed Berraou, qui est devenu par la suite le président, Ibrahima Diop, Antonio Schettini, Alessia Schittzer, Amadou Cisse, Marco Soliberto, Jordan Asare, Francesco Pupo), j’ai regroupé autour de l’équipe de Cosenza tous les amis d’autres ethnies qui avaient manifesté de l’intérêt et de la passion pour les couleurs rouge et bleu. L’étape suivante a consisté à doter le club d’un statut, d’un lieu où ils pourraient se réunir pour soutenir les “Lupi” et ainsi regarder ensemble les matchs à la télévision, se réunir lors de rencontres conviviales, organiser des réunions d’équipe et aussi des initiatives sociales contre le racisme.

Le Respect Cosenza Club a été fondé dans le but principal de réunir les fans et sympathisants rouge-bleu du monde entier, de toutes nationalités, sans distinction de sexe, de nationalité, de couleur de peau, de langue, de religion, d’opinion politique, de conditions personnelles et sociales ; il a été créé pour donner un exemple efficace et non rhétorique d’inclusion sociale, de fraternité et d’amour des autres, de respect des Droits de l’Homme comme fondement de la coexistence pacifique, avec une valeur éthique universelle, et de promotion d’une culture de solidarité et de miséricorde, en opposition à toute forme de haine et de racisme, de discrimination sociale, d’individualisme et de consumérisme matérialiste qui affaiblissent les liens sociaux, alimentant la philosophie de la “mise au rebut” et le mépris et l’abandon des plus faibles qui en découlent. La pandémie de coronavirus a ensuite interrompu les réunions et certaines initiatives qui reprennent lentement, certainement pas aidées par les résultats négatifs de l’équipe.

Lien vers l’article sur la dernière manifestation organisée, le 11 avril 2022 – Identités différentes, droits égaux – Corriere Sportivo di Calabria.

Y a-t-il d’autres composantes de la tifoseria qui proposent, de différents points de vue, quelque chose de nouveau, ou de différent, en termes de rejet des discriminations ? Tu m’as dit avant cette interview que Cosenza est un endroit spécial en Italie. Ce n’est pas un hasard si c’est en Calabre que l’on trouve le village de Riace[1], internationalement connu pour son accueil de réfugiés du monde entier, dont le maire est devenu un porte-drapeau de la cause des migrants en Europe. Qu’est-ce qui est différent à Cosenza par rapport à tant d’autres endroits en Italie ?

Absolument, le Respect Cosenza Club se caractérise par le fait d’être le premier club multiethnique d’Italie, mais la tradition de solidarité de la ville de Cosenza envers les faibles et les pauvres s’exprimait déjà bien plus tôt. Le Respect Cosenza Club s’est enraciné dans une réalité déjà consolidée d’accueil et d’hospitalité, dans une Italie, ces dernières années, tristement orientée vers des formes de xénophobie par certains partis de droite comme la Lega Nord. L’association “Terra di Piero” est une organisation bénévole, mais tous les volontaires sont des partisans ou des sympathisants de Cosenza qui, en mémoire de leur camarade et supporter Piero Romeo, ont caractérisé leur action de solidarité surtout envers les pays du Tiers Monde avec diverses initiatives humanitaires : la collecte de fonds pour la construction de puits en République centrafricaine ; la construction d’un jardin d’enfants avec réfectoire annexe à Madagascar ; une école de couture ; une maison pour la famille de Jean-Paul, un garçon africain mort du Sida, mais aussi l’envoi de conteneurs de nourriture, de médicaments et de jouets collectés dans la ville de Cosenza et parmi les citoyens de Cosenza pour la Tanzanie. Mais l’action de l’association s’est également développée dans la ville de Cosenza elle-même, où les poches de pauvreté sont très répandues, avec de la nourriture et des moyens pour aider les personnes ayant des difficultés psychomotrices, la création du premier parc inclusif de Calabre, et l’achat d’une ambulance pour transporter les personnes qui doivent se rendre dans d’autres régions pour y être soignées. Une série d’engagements et d’activités qui prennent une dimension magnétique quand on pense que tout cela découle de l’engagement des supporters de football qui ont trouvé leur véritable entité dans ces formes de solidarité, faisant d’elles un trait distinctif de l’identité de la ville de Cosenza. La ville elle-même est devenue, ces dernières années, un symbole des activités de promotion en faveur de l’accueil des réfugiés. Sous la bannière “Refugees Welcome”, depuis quelques années, en effet, des associations de bénévoles, le Respect Cosenza Club et la société du Cosenza Calcio invitent tous les immigrés vivant dans les centres d’accueil de la région à un match du championnat de Cosenza afin de partager avec eux toute la joie que peut procurer la participation à un événement collectif tel qu’un match de football.

Si j’ai bien compris le sens de ce que tu écris dans un essai intitulé Calcio, tifo e società cosentina – L’identità culturale di Cosenza espressa attraverso un fenomeno sociale, il calcio[2], le fait que les supporters de Cosenza soient à l’origine de cette identité forte et accueillante, en plus d’être historiquement plus à gauche, provient directement de l’environnement de la ville, qui se reflète en quelque sorte dans les tribunes, dans les supporters du club de football, ai-je raison ?

Absolument, si aujourd’hui la ville de Cosenza est reconnue comme une ville ouverte et solidaire, qui rejette et s’oppose à toute forme de prévarication sociale et d’intolérance culturelle, à toute forme de violence, de haine et de discrimination raciale, dans le respect des droits humains, sociaux et politiques, et dans la protection des libertés de chacun, c’est parce qu’au fil du temps se sont installés des processus de solidarité spontanée, consolidés par des exemples récurrents qui caractérisent un trait saillant et particulier de l’identité culturelle de la ville. Cosenza, donc, à travers le football et à travers une de ses déclinaisons et une autre forme d’expression de l’identité sociale qu’est le tifo, est aujourd’hui une ville accueillante et hospitalière. En plus de cela, nous pouvons dire que Cosenza, avec sa façon d’interpréter le tifo, leur a donné une nouvelle dimension que je qualifierais de cathartique. Dans l’imaginaire collectif, les ultras représentent en effet la violence dans les stades, les actions agressives et les propos scabreux. Ceux qui ont l’habitude de délimiter leur typologie de manière superficielle et rhétorique les représentent comme une dégénérescence des fans eux-mêmes : la somme d’une personnalité violente agrémentée d’une absence de culture. Les supporters de Cosenza, en revanche, ont en quelque sorte “purifié” le sens du mot “ultras”, le sentiment d’être un supporter et la souplesse du dépassement, en élargissant le rôle social auquel, de manière très réductrice, d’autres les avaient relégués, à savoir celui de générer de la violence dans les stades, et redonner à la société italienne une image différente, substantielle, complète des supporters, faite de solidarité et de soutien affectueux, de fraternité et d’inclusion sociale, autant de substantifs génériquement refusés à l’hémisphère ultra et cette fois imposés par des faits objectifs, une présence assidue et des exemples concrets d’engagement social.

5- Peut-être sais-tu que, au FC St. Pauli, les choses s’organisent autour d’une série d’engagements sociaux et humanitaires qui font de la première équipe de football une vitrine pour les messages politiques, la défense de causes… pour la captation de ressources économiques qui servent à financer, à leur tour, les projets sociaux qui naissent, en grande partie, de la scène des supporters. En bref, une sorte de cercle vertueux. Comment évolue le Cosenza Calcio dans ce domaine ? As-tu constaté ces derniers temps des changements qui vont dans ce sens ?

Comme nous l’avons mentionné, le président du Cosenza Calcio, Eugenio Guarascio, s’est mis à la disposition de diverses initiatives à caractère social, en soutenant les demandes de diverses organisations bénévoles ou de clubs comme le nôtre. D’où les initiatives en faveur des réfugiés ou des hôtes des centres d’accueil ou même de nos membres pour encourager, lors des journées de solidarité ou d’antiracisme, leur présence aux matchs de Cosenza ; d’où les initiatives pour la création de calendriers ad hoc pour promouvoir les actions de l’AIPD (Associazione Italiana Persone Down) ou celles pour encourager la présence au stade S. Vito-Marulla de malvoyants appartenant à l’UICI (Union italienne des aveugles et des malvoyants de Cosenza) ou, en tout cas, des initiatives d’agrégation sociale avec la présence sur les tribunes du stade de diverses organisations bénévoles de la région comme la Polisportiva Olympia, l’association Alt, l’association Endas et les groupes de maisons familiales “CASA SERENA”, “SAS”, “L’ARCA”, “CO.GI AS”.

6- A Cosenza et dans les environs, combien de communautés d’origine étrangère y a-t-il, et comment pensez-vous que le fait d’introduire le football local dans leur vie peut changer leur perception de leur nouvel environnement ?

Sur le territoire de Cosenza et de son arrière-pays, on trouve plusieurs communautés d’autres nationalités, appartenant pour la plupart à des communautés d’Europe de l’Est, des Philippines et de la Chine, en plus petit nombre des communautés africaines, principalement marocaines, nigérianes, tunisiennes, maliennes et sénégalaises. Le football est certainement un moyen de développer l’inclusion sociale, de faire des personnes d’autres ethnies une partie active de la communauté, non seulement en fonction de la participation à l’événement compétitif, mais aussi comme un moyen de développer le protagonisme social et l’autonomisation, dans un échange culturel très vivant et enrichissant. Le sport, le football, les encouragements, offrent un espace relationnel privilégié, devenant un moyen non seulement d’inclusion sociale mais aussi d’autonomisation individuelle. Dans l’activité collective résultant de l’entrelacement de différentes cultures, la croissance personnelle et l’estime de soi sont stimulées par le groupe et le sentiment d’appartenance, la confrontation avec les autres et le partage des émotions.

7- Je viens de lire le chapitre de The Roaring Red Front[3] consacré au Cosenza Calcio. Et j’y ai perçu qu’il existe au sein des supporters de Cosenza différentes façons de voir les choses liées au club de football, l’organisation des supporters, leurs positions. Personnellement, Davide, préfères-tu la Curva Nord ou la Curva Sud (ou les gradins) ? Peux-tu expliquer comment tu es arrivé à cette situation d’une telle rupture entre deux composantes des fans de Cosenza ?

J’ai moi aussi lu le chapitre inhérent à la ville de Cosenza et à ses supporters, et je l’ai trouvé très intéressant, précisément dans la mesure où l’on y découvre des différences substantielles dans la façon d’aborder son équipe favorite. Par exemple, quand, je cite : « … mais jamais une équipe qui obéit aux ordres de ses supporters et reste silencieuse pendant qu’un supporter lui reproche ses échecs en tant que footballeurs et en tant qu’hommes ». En effet, cette façon de “réprimander” l’équipe et de la ramener à ses devoirs, qui dans la philosophie des ultras sont expressément ceux de l’engagement absolu et du respect du maillot qu’ils portent, est devenue prépondérante dans notre football et chez nos supporters. On assiste souvent à de telles scènes à la fin du match, soit lorsque ce sont les supporters qui rappellent l’équipe après une défaite indigne, soit lorsque c’est l’équipe qui se rend sous la Curva pour fêter ensemble la victoire. Les deux faces d’une même médaille, de cet amour effréné pour son équipe qui se traduit parfois par une violence incontrôlée à déplorer : “Le football peut souvent faire ressortir le pire chez les gens et c’est un exemple assez sinistre de ce phénomène”. S’il s’agit donc d’un trait distinctif des supporters italiens, il serait intéressant de savoir comment les supporters français, plutôt qu’anglais ou allemands, réagissent à une défaite déshonorante de leur équipe. Il s’agit de souligner comment chaque groupe social, issu d’une culture différente, peut aborder un événement d’une manière différente. Il est plus difficile de comprendre lorsque des groupes sociaux similaires d’une même ville comprennent différemment les encouragements. Là aussi, il faudrait approfondir la question en interrogeant directement les protagonistes de cette “scission”, qui sont notamment très réticents à révéler les problèmes internes des deux groupes. De l’extérieur, on perçoit, comme l’écrit le texte cité plus haut : “Si vous devenez un ultra, alors, en plus de donner un sens à la vie et un sentiment d’appartenance, vous avez aussi la possibilité de faire partie d’une voix collective qui est entendue”. Une façon donc, pour les deux Curve, d’affirmer son identité, là où elle s’exprime et est entendue le plus facilement. Un microcosme où tout, ou presque tout, est toléré, même par les autorités de contrôle elles-mêmes. Une scission en partie due précisément à une relation différente avec les autorités ou avec le “système”, comme mentionné dans le texte en référence à certaines déclarations d’un membre de la Curva Sud. Par conséquent, non seulement les comportements sont différents en ce qui concerne le respect des règles relatives au “green pass”, mais aussi en ce qui concerne la “Tessera del Tifoso”, définie par la Curva Nord comme un moyen de contrôle gouvernemental, au contraire plus tolérée par la Curva Sud.

8- Le sentiment d’appartenance à un club de football, à son univers et, au-delà, à une ville, un pays, une communauté, semble être une clé très efficace pour recomposer le tissu social mis à mal par les idées d’extrême-droite qui ont circulé ces derniers temps. Comment voyez-vous l’évolution du Respect Cosenza Club dans cet environnement, quels sont ses principaux défis pour l’avenir ? Quels sont vos projets maintenant que la pandémie n’est plus un danger absolu ?

Le sport, et le football en l’occurrence, s’est tellement ancré dans le tissu social d’un pays qu’il représente les caractéristiques typiques d’une manière de faire et d’être, représentative de l’identité culturelle d’un territoire spécifique, synonyme d’appartenance à une communauté. Le football, donc, en plus d’être un jeu, comme l’affirme le sociologue Dal Lago, est un « fait social total » et c’est précisément dans ce sens qu’il est interprété par les supporters organisés de Cosenza qui, au fil des ans, depuis sa création en 1978, ont interprété le football comme un moyen d’« exporter » la solidarité, d’exprimer des initiatives humanitaires louables, visant à réhabiliter les jeunes abandonnés et marginalisés en particulier, jusqu’à embrasser un véritable projet d’intégration sociale à travers la création du premier club de supporters multiethnique d’Italie. Des activités qui sont devenues, au fil du temps, un élément d’identification de la ville de Cosenza. Le défi du Respect Cosenza Club est de continuer à lancer le message de fraternité et de respect mutuel, avec des événements et des actions spécifiques d’inclusion sociale, de promotion de la culture de la solidarité et de la compassion, en opposition à toute forme de haine, de violence et de racisme, toute forme de discrimination sociale. Dans ce sens, le dernier événement, en avril dernier au Marulla, de la Journée de la Fraternité à l’occasion de la semaine contre le racisme promue par l’UNAR et développée par le Respect Cosenza Club et l’Association DAAWA en liaison avec la campagne F.I.G.C. “Unis par les mêmes couleurs” est un exemple objectif, qualificatif et perspectif de notre club.

Je pense qu’il y a encore beaucoup à dire, mais je ne veux pas exagérer et nous profiterons d’autres occasions pour échanger nos points de vue sur ces sujets. Je te remercie sincèrement de prendre le temps de sensibiliser notre communauté à ces réalités qui font plaisir à voir.

Et Forza Cosenza, Forza St. Pauli !


[1] Qui se trouve dans la Province de Reggio di Calabria.

[2] Football, supporters et société cosentina – l’Identité culturelle de Cosenza exprimée à travers un phénomène social : le football.

[3] Stewart McGill & Vincent Raison. The Roaring Red Front. The World’s Top Left-Wing Football Clubs. Pitch Publishing, Durrington, 2022.

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